Deux théories de l’adhésivité sont en présence. Le
phénomène qui permet l’adhésion de
molécules sur une surface solide se nomme l’adsorption
(à ne pas confondre avec l'absorption). Il existe deux types
d’adsorption :
L’adsorption
physique ou physisorption, qui met en jeu des liaisons faibles et qui est
caractérisé par des interactions longue distance.
Dans
d’autres cas, l’adsorption met en jeu des énergies de liaison importantes. On
parle alors d’adsorption chimique ou chimisorption. L’adsorption chimique
s'accompagne d'une profonde modification de la répartition des charges
électroniques des molécules adsorbées. Elle est souvent irréversible (ou
difficilement réversible) et engendre une couche monomoléculaire. La
chimisorption est caractérisée par des interactions courte distance et une
orbitale électronique commune.

On
retrouve 3 forces principales s’inscrivant dans le phénomène de physisorption.
Chacune d’entre elles est, je le rappelle basée sur une interaction longue
distance et n’a pas de lien avec l’orbitale de molécule (qui entre alors en jeu
dans l’adsorption chimique).
Principales
forces physiques :
Forces
de coulomb,
Forces
de Van der Waals,
Pont hydrogène.
La force de
London ou effets de dispersion.
La force de Debye
ou effets d'induction.
voir biographie de Van der Waals
La force de
Keesom ou effets d'orientation.
Elle est
directionnelle, et peut être attractive ou répulsive. La
force de dispersion apparaît
dans des interactions électroniques entre atomes ou
molécules. Théoriquement
très difficile à comprendre, on peut cependant
l’expliquer : même si un
atome ou une molécule sont dits neutres, leur moment dipolaire
instantané (charge instantanée) dû à la position
des électrons autour de l’atome ou de la molécule
n’est pas continuellement nul (c’est la moyenne de ce
moment dipolaire qui est
nulle).
La force
de Debye est créée par l’interaction d’un dipôle permanent en rotation rapide (ex :
H-Cl) et une entité polarisable (atome, molécule). Cette dernière devient
temporairement un dipôle. Le dipôle permanent en rotation a un moment dipolaire
moyen nul. Toutefois, il n’est pas nul moyenné sur tous les angles (comme la
force de dispersion [London]).
La force
de Keesom résulte de l’interaction entre une molécule à moment dipolaire
permanent et d’un dipôle rotatif dont la moyenne angulaire est 0.

La liaison
(ou pont) hydrogène est une liaison
chimique de faible intensité qui relie les atomes.

Ainsi, le
nuage électronique de l'hydrogène est attiré par cet atome (très
électronégatif) et une charge partielle positive apparaît sur l'hydrogène.
Cette charge positive est attirée par la charge partielle négative portée par un
troisième atome. Il ne s'agit pas d’une liaison à proprement parler, c'est
pourquoi on la désigne aussi par pont Hydrogène.
Les
liaisons hydrogène peuvent s'établir entre des chaînes de polymères, donnant
ainsi une grande rigidité à celui-ci (comme par exemple dans le Kevlar®). Ce
sont aussi ces liaisons qui donnent à la glace, sous pression
atmosphérique, sa structure tétraédrique, et fait que le volume de la glace est
supérieur à celui de l'eau
liquide à
Chimisorption :
Les
forces mises en jeu sont du même type que celles qui sont impliquées lors de la
formation des liaisons chimiques.
En chimie, une liaison
chimique est un lien entre atomes voisins.
Principaux
types de liaison chimique :
liaison
covalente
liaison
ionique
Une
liaison covalente est une liaison chimique directionnelle entre atomes dans
laquelle chacun des atomes liés met en commun un ou plusieurs électrons de ses
couches externes. C'est ce qui produit l'attraction mutuelle entre atomes.
La
liaison covalente implique généralement, le partage équitable d'une seule paire
d'électrons, chaque atome fournissant un électron ; la paire d'électrons étant
délocalisée entre les deux atomes. Le partage de deux ou trois paires
d'électrons s'appelle liaison double ou liaison triple.
Les
liaisons triples sont relativement rares dans la nature, on les trouve par
exemple dans le monoxyde de carbone CO.

Parfois, un électron est délocalisé sur plusieurs atomes, comme dans le cas des cycles aromatiques et d'autres structures résonnantes, telles que le benzène. Lorsque les électrons sont délocalisés sur de nombreux atomes, on a une liaison métallique. La liaison covalente se produit le plus fréquemment entre des atomes d'électro-négativité semblables. La différence de niveau d'énergie entre les deux atomes n'est pas suffisante pour produire « le vol » d'électrons d'un atome vers l'autre. Les liaisons covalentes sont plus communes entre non-métaux, tandis que la liaison ionique est plus fréquente lorsqu'un zu moins des deux atomes est un métal.
La liaison covalente tend à être plus forte que d'autres types de liaison,
telle que la liaison ionique. De plus, au contraire des liaisons ioniques où
les atomes sont liés par attraction coulombienne non-directionnelle, les
liaisons covalentes sont fortement directionnelles. En conséquence, les
molécules liées par covalence tendent à former des formes caractéristiques possédant
des angles de liaison spécifiques.
On
appelle liaison ionique le lien causé par le transfert d'un ou de plusieurs
électrons de valence (de la couche électronique externe) entre un atome
(donneur) et un autre atome (receveur) : entre un atome métallique et un
non métallique.
L'inverse
est valable aussi : l'atome de colle peut être négatif et l'atome du matériau
positif
Le
partenaire donneur d’électrons va nourrir l’atome receveur jusqu’à ce que ce dernier
atteigne la configuration électronique des gaz nobles. Cet échange d’électron
créé une force d’attraction entre les deux atomes.


